Le Guide Nature

Un papillon pour sauver nos yeux !

Le glaucome est la deuxième cause de cécité dans le monde. Les personnes qui en sont atteintes ne ressentent aucune douleur c’est une maladie insidieuse qui progresse lentement mais sûrement.

Pour éviter une perte de vue graduelle et irréversible associée à cette maladie il faut procéder à un dépistage régulier chez un ophtalmologue afin de surveiller la pression intraoculaire.

En effet, lorsque la pression oculaire augmente, elle peut endommager le nerf optique. Ce dernier n’est dès lors plus capable d’envoyer les signaux visuels au cerveau.

La Nature rend depuis longtemps de nombreux services à l’Homme, qu’il s’agisse de la faune ou de la flore.

C’est ainsi qu’une équipe multidisciplinaire américaine a supervisé la conception d’un implant oculaire qui imite les propriétés physiques et biologiques d’un papillon. L’objectif de leurs travaux est de faciliter la surveillance de la pression intraoculaire des patients.

Aujourd’hui la technologie permet de traiter des particules de quelques nanomètres de diamètre ou d’épaisseur. Grâce à cette avancée scientifique, les chercheurs sont capables de fabriquer un matériau inspiré de la nanostructure de l’aile du Greta oto, une espèce de papillon aux ailes transparentes, bordurées de lignes aux couleurs sombres, comme un vitrail.

Les sections transparentes des ailes sont revêtues de petits piliers qui redirigent la lumière qui frappe les ailes. Le faisceau lumineux traverse ainsi entièrement la surface, quel que soit son angle d’incidence. Le chercheur a découvert aussi que la nanostructure éradique les bactéries qui se posent sur la surface de l’aile.

Un implant a ainsi pu être conçu. Il s’apparente à une lentille de forme cylindrique qui, une fois insérée dans l’œil, voit sa surface fléchir en fonction de la pression oculaire.

Lorsque la pression augmente, la profondeur de la cavité de la lentille, diminue. Un lecteur émet une lumière en direction de l’implant et mesure la profondeur de la cavité de la lentille. La microlentille fonctionne ainsi comme un capteur.

Les tests effectués ont montré que les mesures obtenues à partir de cette technologie sont aussi précises que celles faites avec un tonomètre, l’équipement utilisé par l’ophtalmologiste pour mesurer la pression intraoculaire.

La nature ne cessera jamais de nous étonner !

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